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Vous pouvez adresser vos inquiétudes aux membres du parlement de la FWB, qui seront prochainement chargés de voter (ou pas) ces mesures.
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Proposition d’e-mail pour les parlementaires
Objet : Défendons l’accès gratuit à l’enseignement artistique pour les enfants de moins de 12 ans
Mesdames et Messieurs les Députés,
Nous, citoyens, parents, enseignants, artistes et élèves, souhaitons attirer votre attention sur la récente décision de rendre payant, à partir de septembre 2026, l’enseignement artistique à horaires réduits pour les enfants de moins de 12 ans, à hauteur de 94 € par enfant (avant indexation).
Jusqu’à présent, cet enseignement était gratuit pour les plus jeunes, garantissant à toutes les familles, quelles que soient leurs ressources, un accès équitable à la musique, à la danse, au théâtre et aux arts plastiques.
Cette mesure marque donc une rupture profonde avec un principe fondateur de notre communauté : la culture et l’éducation artistique comme biens communs accessibles à tous.
Un retour en arrière
Avant 1998, rappelons-le, l’enseignement artistique était gratuit pour tous les âges.
Depuis, les droits d’inscription se sont multipliés et complexifiés, creusant progressivement les inégalités d’accès.
Faire désormais payer les enfants de moins de 12 ans, c’est franchir un seuil symbolique : celui où l’apprentissage artistique n’est plus un droit, mais un privilège.
L’art, un pilier de l’éducation
Les académies ne forment pas seulement des artistes :
elles éveillent la curiosité, développent la créativité, la concentration, la rigueur et la confiance en soi.
Elles offrent à des milliers d’enfants un espace d’expression et d’épanouissement complémentaire à l’école fondamentale.
Faire payer cet accès, c’est priver nombre d’entre eux de cette chance.
Une mesure économiquement et socialement injuste
94 € peuvent sembler modestes, mais pour de nombreuses familles, surtout celles ayant plusieurs enfants, c’est un frein réel.
Les écoles artistiques, déjà confrontées à une baisse d’inscriptions dans certaines communes pauperisées où la crise a déjà frappé, risquent d’en subir les conséquences directes : classes moins nombreuses, fermetures de sections, perte d’emplois enseignants et fragilisation du tissu culturel local.
Un appel à la responsabilité politique
Nous comprenons les contraintes budgétaires, mais il existe d’autres voies :
- Maintenir la gratuité pour les moins de 12 ans ;
- Introduire, à défaut, un système progressif basé sur les revenus des ménages ;
- Ou compenser ce coût par un fonds de soutien à l’accès à la culture pour les enfants.
Nous vous demandons, en tant que représentants des citoyens, de revenir sur cette décision avant son entrée en vigueur et d’ouvrir un véritable débat public sur la place de l’éducation artistique dans notre société. L’art n’est pas un luxe. C’est une part essentielle de l’éducation, du vivre-ensemble et de la démocratie.
La Fédération Wallonie-Bruxelles a toujours affirmé son engagement pour l’accès à la culture pour tous.
Nous vous invitons aujourd’hui à en être les garants.